Edito extrait mediapart 2014

nicolas par christian ducasse

Voici tout juste trois ans, vous avez crée le Festival de Jazz Métis. Qu’est-ce qui a présidé à sa naissance ?

… j’ai souhaité organiser un rendez-vous où puisse se produire un éventail de groupes plus large, représentant toutes les influences des musiques traditionnelles se mariant avec le jazz. Autrement dit, proposer un panel plus ouvert à la diversité culturelle, avec une composante jazz plus marquée. Ainsi, au cours des deux éditions précédentes, le Festival a reçu des musiciens argentins, d’Afrique subsaharienne, du Maghreb, d’Inde…

D’une édition à l’autre, y-a-t-il un fil directeur qui détermine vos choix de programmation ?

J’en ai honte, mais… absolument pas [rires solaires]. Moi, je marche carrément au feeling, à l’instinct. Par exemple, l’administratrice avec laquelle je bosse m’a dit : « Ce serait bien qu’il y ait de la musique éthiopienne ». Eh! bien, qu’à cela ne tienne. Moi aussi, j’adore cette musique, j’ai beaucoup écouté Mahmoud Ahmed et tous ces gens-là, je suis allé voir Le tigre des Platanes dans le cadre du festival Africolor. Tant que les musiciens ou chanteurs rentrent dans le cadre du concept de jazz fusion, je me dis : bon, pourquoi pas? Cette façon d’être et d’agir permet de conserver une certaine authenticité ; cela évite de construire quelque chose qui soit trop normatif, trop cadré, trop raide aussi.